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A la différence de la terre, de l’eau et de l’air et dans une certaine mesure de l’éther, le feu n’a pas été donné d’emblée aux hommes. C’est un élément qu’il leur a fallu conquérir. Et la conquête de ce feu, en leur apportant la lumière, la chaleur, la possibilité de cuire leur nourriture, de fondre les métaux, a profondément transformé leur mode de vie, leur façon d’être. C’est également ce qui leur a permis de se distinguer des autres espèces animales.

Cette maîtrise du feu par l’homo-erectus, plus de 450 000 ans, avant notre ère, ne s’est pas faire du jour au lendemain. Les êtes humains ont tout d’abord, dans un premier temps, appris à conserver le feu déclenché naturellement pas la foudre ou les volcans, ils ont appris à veiller sur lui, à se relayer pour régulièrement l’attiser. Et c’est passé cette première étape qu’ils ont ensuite découvert qu’ils leur étaient également possible de le créer, par la magie d’une étincelle, en frottant deux silex l’un contre l’autre…

Nous vivons aujourd’hui dans une époque où la maîtrise du feu ne se joue plus dans le monde extérieur (quoique certains incendies nous rappellent parfois que nous conservons dans ce domaine une marge de progrès non négligeable) mais cette conquête reste néanmoins d’actualité dans notre monde intérieur. Nous avons à nous soucier de cette énergie qui anime nos gestes et nos mots, de cette chaleur qui réchauffe nos cœurs, de ces étincelles qui illuminent nos pensées... Comme les hommes préhistoriques nous devons commencer par apprivoiser ce feu intérieur, repérer la façon dont il s’attise à travers nos émotions, apprendre à le contrôler pour ne pas le laisser nous incendier, nous dévaster, tout en veillant à ne pas le laisser s’étioler, s’anémier.

Dans le monde du dehors comme celui du dedans, le feu a un pouvoir de transformation.La matière devient cendres et fumée.Il y a passage du monde grossier au monde subtil.

La langue sanskrite (la langue du yoga) distingue trois types de feu : Agni, le feu du monde terrestre (le feu conquis par l’homme), Indra, le feu du monde intermédiaire (le feu de la foudre) et Surya, le feu du monde céleste (le soleil).

Les textes du yoga définissent, eux, deux lieux où la flamme intérieure se doit d’être attisée : le lieu du cœur et celui du bas du ventre.

Ce sont ces différentes dimensions du feu, son pouvoir de métamorphose et de régénération que nous nous proposons d’explorer à travers la pratique corporelle, le souffle, les sons et les mots dans notre prochain atelier yoga et écriture.

Je rappelle qu’il y a nul besoin d’avoir déjà pratiqué le yoga ou participé à un atelier d’écriture, nul besoin d’être souple ou de savoir écrire, pour vous inscrire. Les postures proposées sont accessibles à tous et les mots sont un bien commun de l’humanité que chacun se doit de s’approprier. Chacun traversera l’atelier selon sa sensibilité et nous nous enrichirons de nos différences respectives.

Les inscriptions sont ouvertes.Tel : 06 69 19 21 26.

Pour en savoir plus ou lire d’autres articles sur les précédents ateliers :

Atelier yoga et écriture : Nourrir sa flamme

Atelier yoga et écriture : le retour à la terre

Atelier yoga et écriture : Labourer sa terre intérieure

Atelier yoga et écriture : parcourir sa terre

Atelier yoga et écriture : tisser l’eau

Atelier yoga et écriture : voyage au fil de l’eau

 

 

 

 

 

 

 

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