Yoga tous les dimanche

Ma fille aînée m’a confié il y a peu qu’elle faisait désormais du yoga tous les dimanches. Cela m’a réjouie ! Je lui ai demandé si elle appréciait l’enseignant.e. Ce à quoi elle m’a répondu : Ce n’est jamais la même… Cela m’a interloquée et je lui ai dit : dans ce cas, ce n’est pas du yoga. C’est une activité physique mais ça n’est pas du yoga.
Envisagerait-on d’apprendre le piano en changeant de prof chaque semaine ? Tout enseignement véritable s’inscrit, me semble-t-il, dans une relation. Le yoga n’y échappe pas. Et cela est mentionné dès le premier sutra de la bible du yoga, Les yoga sutra de Patanjali : le yoga, depuis la nuit des temps, s’enseigne dans une transmission de maitre à disciple. D’ailleurs en Inde, le yoga ne s’enseignait à l’origine que en cours individuels. C’est dans la relation de personne à personne, de psychisme à psychisme, d’être à être, que peut se déployer toute la richesse de l’enseignement. Tout enseignant-e de yoga digne de ce nom le sait, les liens tissés avec les élèves semaine après semaine, dans la durée et la régularité, sont singuliers et profonds. Même si les échanges verbaux sont brefs, la relation se tisse souterrainement, notamment à travers le regard. L’enseignant-e voit ses élèves chaque semaine. Et c’est dans ce regard vivant, soutenant, sécurisant, construit dans une continuité, que le travail sur le corps et le souffle proposé par le yoga va pouvoir réveiller une mémoire très archaïque et remettre peu à peu en mouvement dans notre corps et notre psychisme ce qui, pour nous protéger, s’était figé. 

L’art de vivre qui nous sommes

Changer de prof toutes les semaines (tout comme d’ailleurs changer de cours toutes les semaines) revient à chercher de l’eau en creusant plein de petits trous dans le sol, soit une façon de rester en surface et de ne jamais trouver d’eau… Cela peut convenir, bien sûr, à celles et ceux qui préfèrent la surface à la profondeur mais ne parlons pas alors de yoga…
Transmettre le yoga sans l’inscrire dans une relation c’est, me semble-t-il, le réduire à un objet de consommation. Et en le chosifiant ainsi, nous chosifions aussi nos corps et par ricochet nos êtres… Nous nous privons de l’humanité que le yoga peut en nous révéler et nous perdons assurément l’essence profonde de ce qu’il est vraiment : un art, l’art de vivre qui nous sommes. Au présent. En cheminant vers davantage de paix, avec nous même, avec les autres et avec l’ensemble du vivant. 
Nathalie Mlekuz (écrit sans IA, 100% fait maison !)

Les cours sont ouverts à toutes et tous.

Les débutant-es sont les bienvenu-es.

Inscription possible tout au long de l’année scolaire : 

Cours de yoga et yoga nidrâ, en ligne et en salle (40 rue Quicampoix, 74004 Paris)

-Cours de yoga prénatal en ligne et en salle (40 rue Quincampoix, 75004 Paris)

Séance individuelles de yoga à domicile ou dans une petite salle au centre de Paris.

Ateliers yoga et yoga nidtâ

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